 |
UN JOUR IMPORTANT |
Ce jour-là,les
dernières personnes qui montèrent à bord du vol Seattle Dallas furent
une femme et ses trois enfants.
«Oh! Je vous prie! Ne vous assoyez pas à côté de moi»,
pensai-je.
«J'ai tant de travail à faire.»
Toutefois, quelques minutes plus tard, une fillette de 11 ans et son
frère de 9 ans vinrent s'asseoir à côté de moi tandis que la mère et le
petit frère de 4 ans s'installèrent derrière moi.
Presque
aussitôt, les
deux plus vieux se mirent à se chamailler pendant que le plus jeune
donnait des coups de pied dans le dossier de mon siège. À tout bout de
champ, le garçon de 9 ans demandait à sa sœur:«On
est où, maintenant?», «Tais-toi donc»,
lui lançait-elle à tout coup. Et voilà
que nous étions repartis pour une autre séance de pleurnicheries et de
jérémiades.
«Les enfants ne
savent pas ce que c'est le travail»,
songeai-je, très contrarié par leur
présence. Puis, une voix monta en moi, aussi clairement qu'une mélodie,
qui disait
Aime-les,
«Ces enfants sont des braillards et j'ai un travail important à finir»,
me rétorquai-je à moi-même. Mais
la voix poursuivit:
Aime-les comme s'ils étaient tes
propres enfants.
Comme j'avais déjà
entendu 100 fois la question «On
est où, maintenant?», je pris le
magazine de la compagnie d'aviation malgré l'important travail que
j'avais à faire.
J'expliquai aux
enfants le trajet de notre vol, le divisai en portions de un quart
d'heure et leur prédis à quelle heure environ nous serions à Dallas.
Bientôt, les enfants
me racontèrent le voyage qu'ils venaient de faire à Seattle pour aller
voir leur père hospitalisé. Pendant notre discussion, ils me posèrent
des questions sur les avions, sur la navigation, sur la science et sur
les opinions des grandes personnes à propos de la vie. Le temps fila et
mon «important travail»
resta au fond de mon sac.
Juste avant
t'atterrir, je leur demandai comment le père allait maintenant. Ils se
turent un moment, puis le plus vieux des garçons me répondit tout
simplement: «Il est mort.»
«Oh,je suis navré.»
«Oui, moi aussi. Mais c'est mon petit frère qui m'inquiète le plus. Il
le prend très mal.»
Je me rendis compte
soudain que les choses dont nous avions parlé, eux et moi, représentait
le travail le plus important auquel nous devons faire face: vivre, aimer
et grandir malgré la souffrance.
Lorsque vint le
moment de nous dire au revoir à l'aéroport de Dallas, le garçon de 9 ans
me serra la main et me remercia de lui avoir enseigné les
«bases de l'aviation» Moi, je le
remerciai de m'avoir enseigné quelque chose de bien important. Dan s. Bagley
RETOUR
|
 |
LE PUIT DE RYAN |
|
Mon fils Ryan avait
six ans et il était en première année
quand son institutrice, Nancy, a parlé à
la classe des pays en voie de
développement et comment ils pouvaient
aider les gens, les enfants surtout,
ailleurs dans le monde. Elle leur a
expliqué qu’en plus de ne pas avoir de
jouets ou assez à manger, certains
d’entre eux n’avaient même pas d’eau
potable. L’idée que des enfants
n’avaient pas de jouets, ni assez de
nourriture, ni d’eau, a eu un énorme
impact sur ces enfants confortablement
installés dans leur classe à Kemptville,
en Ontario.
Le directeur leur
avait distribué une liste des prix de
certains biens dans les pays en
développement. Pour un sou, on achetait
un crayon. Un dollar achetait un repas
chaud. Deux, une couverture. Pour
soixante-dix dollars on pouvait creuser
un puits. Quand Ryan a entendu que des
gens mouraient parce qu’ils n’avaient
pas d’eau potable, il a été très touché.
Il est rentré à la maison ce jour-là en
disant qu’il lui fallait soixante-dix
dollars pour l’école le lendemain matin.
Nous avons trouvé
intéressant qu’il désire faire quelque
chose d’important, mais nous ne l’avons
pas pris au sérieux. Mon mari, Mark, et
moi faisons du bénévolat, mais Ryan
n’avait que six ans et nous avons ignoré
sa demande.
Le lendemain,
Ryan
est rentré très contrarié parce qu’il
n’avait pas pu apporter les soixante-dix
dollars à l’école. Des gens mouraient,
et il disait qu’il lui fallait cet
argent.
Mark et moi en avons
parlé et nous avons expliqué à Ryan que
soixante-dix dollars était une forte
somme. Cependant, s’il désirait vraiment
faire quelque chose, il pourrait gagner
cette somme.
J’ai dessiné un petit
thermomètre sur une feuille et je lui ai
dit: « Voici le nombre de dollars qu’il
faut pour atteindre soixante-dix. Si tu
es prêt à les gagner, nous te confierons
des tâches supplémentaires. » Il a
accepté avec joie. Nous avons donc mis
une vieille jarre à biscuits sur le
frigo et nous avons commencé à lui
confier des tâches.
Ryan a travaillé,
travaillé sans relâche. À chaque dollar
gagné, il pouvait combler une nouvelle
ligne sur le thermomètre et mettre
l’argent dans la jarre à biscuits. Il
travaillait sans cesse. Ryan a passé
l’aspirateur, lavé les carreaux et
encore plus.
Il a fait des travaux
pour les voisins et ses grands-parents,
a ramassé les branchages après une
tempête de verglas – et tout l’argent
allait dans la jarre à biscuits! Quand
nous avons compris qu’il était sérieux,
nous nous sommes dit: Bon! Que faire
de l’argent une fois qu’il l’aura
recueilli? Nous n’en avions aucune
idée. Quatre mois plus tard, Ryan
approchait de son but.
J’ai appelé une amie
au SUCO (une agence de développement
international du Canada) et je lui ai
demandé des suggestions.
«
Nous pouvons l’accepter ici au
SUCO
»,
a-t-elle répondu.
«
Mais laisse-moi m’informer pour
trouver un organisme qui se consacre
spécifiquement à la construction de
puits.
»
Brenda a communiqué
avec Eau Vive à Ottawa et a pris
rendez-vous pour nous. Eau Vive est un
organisme canadien à but non lucratif
qui fournit de l’eau potable et des
installations sanitaires pour les gens
des pays en voie de développement.
En avril 1998, nous
avons eu notre rencontre, et Ryan a
apporté sa jarre à biscuits pleine
d’argent. Nicole, la directrice
générale, et son adjointe, Helen, ont
été très affables. Elles l’ont remercié
et lui ont dit que son don était très
important. Puis, elles ont ajouté qu’il
faudrait beaucoup plus que 70 $ pour
creuser un puits, en fait, il faudrait 2
000 $.
Cela n’a pas inquiété
Ryan qui a répondu simplement:
«
Pas de problème. Je ferai encore
plus de tâches!
»
On parlait de plus en
plus de Ryan et bientôt, nous avons reçu
des appels des médias. Après la
publication d’un article sur Ryan dans
le Ottawa Citizen, nous avons
commencé à recevoir des dons au moins
une fois par semaine. Le rêve de Ryan
touchait de plus en plus de gens et les
incitait à donner.
Une école secondaire
de Cornwall, en Ontario, a vendu de
l’eau embouteillée et a remis un chèque
de 228 $ à Eau- Vive pour le puits de
Ryan. Le Central Children’s Choir
d’Ottawa a donné 1 000 $ suite à un
concert bénéfice. L’Association de la
Nappe phréatique de l’Est de l’Ontario a
donné 2 700 $. De plus, pour chaque
dollar amassé par Ryan, l’Association
canadienne pour le développement
international (ACDI) donnait deux
dollars. Avant longtemps, Ryan avait
recueilli plus que l’argent nécessaire à
la construction de son puits.
Ryan a été invité au
conseil d’administration pour discuter
des détails du puits. Gizaw, l’ingénieur
ougandais qui dessinerait et
construirait le puits, était venu
d’Afrique. Ryan lui a demandé: Combien
de temps faudrait-il pour construire le
puits? Où serait-il creusé? Pourrait-il
avoir une photo? Quand Gizaw lui a
demandé où il aimerait que le puits soit
creusé, Ryan a décidé que ce serait bien
s’il était près d’une école.
Le puits de Ryan a
été creusé près de l’école primaire
Angolo en Ouganda, Afrique, et il a été
inauguré en avril 1999!
Cependant, les
efforts de Ryan étaient loin d’être
terminés. Son école tout entière a
embarqué dans son rêve. D’abord, une
levée de fonds a permis d’amasser
quelque 1 400 $. Ensuite, l’école a
organisé un échange de correspondance
entre la classe de Ryan et les élèves de
l’école primaire Angolo.
Le réseau de
télévision CTV et plusieurs grands
quotidiens ont publié des articles sur
le projet et des interviews avec Ryan.
Je m’inquiétais: toute cette attention
lui monterait-elle à la tête? Quand j’ai
posé la question à Lynn, l’enseignante
de Ryan, elle a dit:
«
Je ne crois pas. Ryan n’en parle
jamais à moins qu’on ne lui pose la
question.
»
Puis, elle m’a raconté que la classe
avait organisé une levée de fonds depuis
le début de l’année et qu’on avait placé
une bouteille d’eau sur son pupitre. Un
jour, elle est entrée dans la classe et
a trouvé Ryan en train d’enlever sa
photo collée sur la bouteille.
«
J’ai déjà assez d’argent pour mon puits
»,
a-t-il expliqué.
«
Ce puits-ci sera celui de ma classe.
»
Un jour,
Ryan a dit:
«
Je poursuivrai mes efforts jusqu’à ce
que tout le monde en Afrique ait de
l’eau potable.
»
Je me suis dit: Oh! J’ai déjà
entendu dire qu’il fallait encourager
ses enfants à avoir confiance et à avoir
de grands rêves. Je ne voulais pas
dire, comme j’avais failli le faire
quand il avait demandé les soixante-dix
dollars, qu’il ne pourrait, à lui seul,
créer une différence. En vérité, c’était
déjà fait!
Un soir, Ryan nous a
confié qu’il aimerait éventuellement
aller voir son puits. Je lui ai répondu:
«
Ryan, tu le verras ton puits.
Peut-être auras-tu alors douze ans quand
nous aurons mis assez d’argent de côté
pour aller en Afrique, mais je te
promets que tu verras ton puits.
»
Un jour, Ryan était
chez nos voisins et il leur a annoncé:
«
Quand j’aurai douze ans, j’irai en
Ouganda pour voir mon puits.
»
Il
a écrit à son correspondant, Jimmy
Akana, en Ouganda pour lui dire:
«
Quand j’aurai douze ans, je viendrai te
voir.
»
La nouvelle s’est répandue comme une
traînée de poudre dans l’école
ougandaise, et tous les enfants ont
écrit à leurs correspondants dans la
classe de Ryan en demandant:
«
Viendras-tu avec Ryan? Savais-tu que
Ryan viendra ici quand il aura douze
ans?
»
Dans sa réponse,
Jimmy a dit:
«
Je bois toujours à ton puits et je
t’en remercie. Nous serons tellement
heureux de te voir ici en Ouganda quand
tu auras douze ans.
»
À l’occasion du jour
de l’An, nos voisins, les Paynter, ont
offert un cadeau spécial à Ryan – une
quantité suffisante de Air Miles pour
défrayer le coût en avion de la moitié
du trajet pour trois personnes vers
l’Ouganda afin de rencontrer Jimmy et
voir son puits! Le Ottawa Citizen
a demandé aux gens de donner
d’autres Air Miles. Grâce à ces dons et
à l’aide d’Eau Vive, mon mari et moi
avons pu nous joindre à Ryan. Ensemble,
nous pourrions voir cet incroyable puits
qui avait permis aux amis ougandais de
Ryan d’avoir de l’eau fraîche et potable
à chaque jour.
Le 27 juillet 2000,
nous sommes arrivés en camion à Angolo,
en Ouganda. Nous étions presque arrivés
quand un groupe d’enfants nous a vus et
s’est mis à crier:
«
Ryan! Ryan!
»
Ryan s’est étonné
qu’ils connaissent son nom.
«
Tout le monde à cent kilomètres à la
ronde connaît ton nom, Ryan
»,
a dit notre compagnon, Gizaw Shibru.
Au détour de la
route, nous avons été renversés de voir
une foule d’environ 5 000 enfants des
écoles du voisinage qui se tenaient le
long de la route et nous attendaient. À
l’approche de notre camion, ils se sont
mis à taper des mains en cadence pour
nous souhaiter la bienvenue!
Gêné, Ryan a réussi à
faire un petit signe de la main. Un
comité d’accueil nous a ensuite dirigés
vers l’école primaire Angolo. Le
correspondant de Ryan, Jimmy,
l’attendait, et après s’être salués, il
a pris Ryan par la main et l’a conduit
vers le puits pour la cérémonie
d’inauguration. Nous étions très heureux
en approchant du puits de Ryan. On
l’avait orné de fleurs et dans le béton
on avait gravé: «
Le puits de Ryan: Créé par Ryan H.
pour la commune d’Angolo.
»
Un ancien du village
a prononcé des paroles de remerciements:
«
Regardez nos enfants. Vous voyez
comme ils sont en santé? C’est à cause
de Ryan et de nos amis canadiens. Pour
nous, l’eau est la vie.
»
Ryan a aussi
recueilli des fonds pour du matériel de
forage afin de permettre à tous les
districts d’avoir de l’eau fraîche,
source de vie. À ce jour, Ryan a
recueilli plus de 100 000 $ qui, grâce
aux subventions de l’ACDI, sont devenus
plus de 300 000 $!
Ryan a aujourd’hui
onze ans et il n’a jamais arrêté. Il y a
maintenant une Fondation du puits de
Ryan. Son rêve a changé la vie de
beaucoup de gens que nous ne
rencontrerons jamais. Ce jour spécial en
Ouganda a été l’un des plus heureux de
ma vie et je ne l’oublierai jamais. Ryan
a conclu sa journée comme d’habitude en
récitant sa prière du soir:
«
J’aimerais que tous les Africains
aient de l’eau fraîche.
»
Ryan m’a appris la force d’un rêve.
Susan Hreljac
Kemptville, Ontario
tel que raconté à Darlene Montgomery
RETOUR |
 |
Un
ange sur ma route |
|
Je suis photographe
d'enfants depuis plus de 20 ans. Une année, le jour de l'Action de
grâce, je reçus un cadeau spécial d'un de ces enfants. Émilie, tout de
blanc vêtue, était assise sur le sol. Mignon bébé de six mois, elle se
reposait dans son siège d'enfant.
«Émily ne vas
pas bien aujourd'hui»,
me dit sa mère. La petite
fille semblait effectivement fiévreuse, et sa tête chancelait tandis
qu'elle essayait de rester en position assise. J'essayai de prendre
quelques poses, mais sans grand résultat. Au bout d'un moment, je
m'approchai de son visage et me mis à lui parler.
«Tu ressembles à
un ange».
lui dis-je.
Soudain l'enfant
s'immobilisa et parvint à tenir sa tête bien droite. Elle me regarda
comme pour dire «ça
va aller, ce n'est pas ma journée, c'est tout».
Puisque Émilie a
l'air d'un ange, c'est ainsi que je vais la photographier, décidai-je.
Dans mon studio, je garde toujours
une paire d'ailes d'ange faites de véritable duvet d'oie, très doux et
d'un blanc immaculé. Je l'ai installai sur Émilie, puis je lui mis sur
la tête une délicate couronne de fleurs. Je commençai alors à
photographier mon petit ange qui semblait flotter sur un nuage.
Avant que je m'en
rende compte, sa mère pleurait.
«Elle
est réellement un ange. Hier, nous avons appris qu'elle souffre d'une
rare maladie du cerveau. C'est le premier et le dernier jour de l'Action
de grâce que nous avons avec elle»,
me raconta la mère
en sanglotant. «Les
enfants atteints de cette maladie ne se rendent pas à leur premier
anniversaire de naissance. Lorsque j'étais enceinte d'elle, j'ai suivi
toutes les recommandations des médecins. Je n'ai pas fumé, j'ai
surveillé mon alimentation, mais le développement de son cerveau ne se
fera jamais. Il existe seulement 435 cas connu de cette maladie».
«Vous venez de
voir en Émilie l'ange qu'elle est réellement, et nous l'aimons
tellement. Elle est notre petit ange descendu du ciel pour nous dire que
Dieu veut que nous apprécions ce que nous avons. Vous l'avez senti, vous
aussi. Parfois, on lui parle et elle devient si sereine, si calme. Elle
se met à babiller et on pourrait presque comprendre ce qu'elle nous dit.
Comme si elle essayait réellement de nous dire quelque chose. Les photos
que vous avez prises sont très importantes pour nous. Nous ne savons pas
combien de temps encore elle restera avec nous. Vous avez immortalisé
notre petit ange.»
La gorge serrée, je
lui répondis: «Je
vous remercie de m'avoir amené votre petit ange. Je suis content qu'elle
ait volé jusqu'à
moi!».
Larry Miller
RETOUR |
 |
LA
SIMPLICITÉ DES MOTS |
|
Les fleurs fraîchement coupées
sont une chose d'une grande beauté. De temps à autre, j'offre un bouquet
ou une simple rose à un voisin, à un ami ou à un membre de ma parenté.
Un jour, je cueillis pour
moi-même un magnifique bouquet de roses à longues tiges, délicatement
parfumées. Ces roses étaient vraiment une merveille pour mes yeux.
Pendant que je me disait à
quel point je les aimais, une voix paisible me parvint et me dit:
«Offre-les à ton amie».
Je rentrai aussitôt dans la
maison, déposai les roses dans un vase et écrivis un mot le plus bref
possible: «Pour mon
amie». Puis, je traversai la rue
pour me rendre chez ma voisine, qui était aussi une de mes grandes
amies, et je laissai le bouquet sur son perron.
Un peu plus tard, le même
jour, mon amie téléphona pour me remercier. Elle m'expliqua que ces
fleurs tombaient vraiment bien. La veille, tard dans la soirée, elle
s'était disputée avec un de ses enfants. Cruel comme le sont parfois les
jeunes en crise d'adolescence, son enfant lui avait dit:
«Tu n'a même pas
d'ami!».
En partant travailler ce
matin-là, ce fut donc une belle surprise pour elle de trouver devant sa
porte non seulement un bouquet, mais ce petit mot qui disait simplement:
«Pour une amie».
Roberta Tremblay
RETOUR |
 |
ROMPRE LE SILENCE |
|
«Comment
as-tu fait,papa? Comment as-tu réussi à ne pas prendre un verre pendant
toutes ces années?»
J'ai
longtemps hésité à lui poser cette question très personnelle. Lorsque
papa avait cessé de boire, toute la famille marchait sur des oeufs
chaque fois qu'il se présentait une situation qui l'aurait, dans le
passé, poussé à boire. Pendant quelques années, nous évitâmes ce sujet
de peur qu'il ne recommence à boire.
«J'avais
un petit poème que je me récitais en silence au moins quatre ou cinq
fois par jour»,
fut la réponse de mon père à cette question que je voulais lui poser
depuis 18 ans.
«Ces
mots m'apportaient un soulagement instantané et me rappelaient sans
cesse qu'il n'existe aucune difficulté que je ne puisse surmonter»,
continua papa. Il me récita alors un poème. C'étaient des mots simples,
mais d'une grande vérité, et je les intégrai immédiatement dans mon
quotidien.
Environ un mois après cette discussion avec mon père, un ami m'envoya un
cadeau par la poste. C'était un recueil de méditation quotidiennes, une
pour chaque jour de l'année.
Lorsqu'on feuillette un livre dont les pages correspondent aux jours de
l'année, on a tendance à l'ouvrir à la page de son anniversaire. Sans
attendre, donc, j'ouvris le livre à la page du 10 novembre, jour de mon
anniversaire, pour voir quels mots de sagesse j'y trouverais.
Des
larmes d'incrédulité et de reconnaissance coulèrent sur mes joues; sur
cette page se trouvait le poème qui avait aidé mon père pendant toutes
ces années!
On
l'appelle Prière de la sérénité.
Mon Dieu, donne-moi la
sérénité
d'accepter les
choses que je ne peux changer; le courage
de changer les choses que je peux; et la sagesse
d'en connaître la différence.
Barry Spilchuk
RETOUR |
 |
LUNE DE MIEL |
|
Dennis et moi avons presque manqué notre vol de
voyage de noces et nous n'avons pu occuper des sièges côte à côte. Après
le décollage de l'avion, j'ai écrit à mon nouvel époux une note
séductrice : « À
l'homme qui occupe le siège 16C. Je vous trouve très séduisant.
Aimeriez-vous vous joindre à moi pour une soirée inoubliable ? La dame
du 4C. » Une agente de bord la
lui a remise.
Quelques minutes plus tard, elle est revenue avec un cocktail. L'homme
du 16C a été flatté, m'a-t-elle expliqué, mais il a déclaré ne pouvoir
accepter votre offre, car il est en voyage de noces. J'en riais encore à
l'atterrissage. «
Merci pour le drink », ai-je dit
à mon jeune époux.
« Mais je ne t'ai
rien envoyé », a-t-il répliqué.
Il était assis au 14C.
Cindy J. Braun
RETOUR |
 |
UN
HÉRITAGE DANS UN CHAUDRON DE SOUPE |
|
Avez-vous déjà remarqué que plus votre vie semble occupée, plus
elle vous paraît vide? Je me souviens d’avoir ouvert mon livre
de rendez-vous tôt un lundi matin — beaucoup de réunions,
d’échéances et de projets m’attendaient, qui dérangeaient mon
esprit et sollicitaient mon attention. Je me rappelle avoir
pensé pour la énième fois : Quelle réelle importance a tout
cela?
Plus tard, dans toute cette introspection,
je me suis souvenue de ma grand-mère adorée. Grand-maman avait
une sixième année, une abondance de sagesse toute simple et un
merveilleux sens de l’humour. Tous ceux qui l’ont connue
pensaient que le jour de sa naissance était très approprié, le
premier avril — le jour des farces, des rires et de l’humour —
et elle a certainement passé sa vie à remonter le moral de
chacun.
Elle n’était pas intellectuelle. Mais pour
un enfant, elle personnifiait Disney World. Toutes les activités
avec grand-maman constituaient un événement, une occasion de
célébrer, une raison de rire. En y repensant, je constate que
l’époque était différente, le milieu était différent. La
famille, le plaisir et la nourriture jouaient un rôle important.
La vie de grand-maman gravitait autour des
repas — des occasions qu’il fallait planifier, savourer et
aimer. Les petits-déjeuners chauds et assis étaient
obligatoires. La préparation du dîner commençait à 10 h 30
chaque matin, avec une soupe qui mijotait, et la planification
du souper débutait à 15 h 30 par un coup de téléphone au boucher
du coin pour une livraison. Grand-maman a passé sa vie à
répondre aux besoins les plus essentiels de sa famille.
En faisant un arrêt pour prendre, une fois
de plus, un repas à emporter pour dîner, mon esprit s’est envolé
vers sa cuisine. La vieille table de cuisine en chêne, avec un
seul pied… les chaudronnées de soupe toujours présentes, les
ragoûts et les sauces qui mijotaient toujours sur le feu… les
nappes accueillantes tachées de l’amour d’un précédent repas.
Mon Dieu, ai-je pensé. J’ai plus de quarante ans et je n’ai
encore jamais fait une chaudronnée de soupe ou un ragoût à
partir des restants!
Soudain, les contenants de carton de repas
à emporter à côté de moi avaient l’air presque obscènes. J’avais
l’impression d’avoir reçu un héritage extraordinaire et, pour
une raison ou une autre, je n’avais jamais réussi à le
transmettre.
Le lendemain, j’ai fouillé le grenier à la
recherche d’une boîte de carton qui avait été entreposée là.
Cette boîte m’avait été donnée il y a vingt-cinq ans, quand
grand-maman avait décidé de déménager de sa vieille maison de
ferme. Adolescente, je me souviens vaguement d’avoir regardé mon
« héritage ». Chaque petite-fille avait reçu un sac à main. Le
mien était un sac de soirée agrémenté de pierreries, qui datait
environ des années 1920. Je me souviens de l’avoir porté pour ma
graduation. Par contre, comme j’étais une adolescente impétueuse
au moment où j’ai reçu mon « héritage », je ne me suis jamais
vraiment occupée des autres choses. Elles sont demeurées
emballées dans cette même boîte, enterrée quelque part au
grenier.
Il n’a pas été difficile de repérer la
boîte, et il a été encore plus facile de l’ouvrir. Le ruban
adhésif était vieux et a cédé facilement. En ouvrant la boîte,
j’ai vu que grand-maman avait enveloppé certains articles dans
de vieilles serviettes de lin — un beurrier, un vase et, au
fond, un de ses vieux chaudrons à soupe. Le couvercle était fixé
au pot lui-même avec du ruban adhésif. J’ai décollé le ruban et
enlevé le couvercle.
Au fond du chaudron, il y avait une lettre écrite de la main de
grand-maman:
Ma chère Barbara,
Je sais que tu trouveras ceci un jour,
peut-être dans bien des années. En lisant cette note,
souviens-toi combien je t’aimais, car je serai avec les anges et
je ne pourrai pas te le dire moi-même.
Tu as toujours été si impétueuse, si
rapide, si pressée de grandir. J’ai souvent souhaité pouvoir te
garder bébé toujours. Quand tu cesseras de courir, quand le
temps sera venu pour toi de ralentir, je veux que tu sortes le
vieux chaudron de ta grand-maman et que tu fasses de ta maison
un foyer. J’ai inclus la recette de ta soupe favorite, celle que
j’avais l’habitude de te faire quand tu étais mon bébé.
N’oublie pas que je t’aime, et l’amour
est éternel.
Ta grand-maman
Je me suis assise pour lire et relire
cette note ce matin-là, pleurant de ne pas l’avoir plus
appréciée quand elle était près de moi. Tu étais tellement
précieuse, me suis-je dit en moi-même. Pourquoi ne me suis-je
même pas préoccupée de regarder dans ce chaudron pendant que tu
étais encore en vie!
Ce soir-là, mon porte-documents est resté fermé, le répondeur a
continué à clignoter et les désastres du monde extérieur ont été
mis en attente. J’avais une chaudronnée de soupe à préparer.
-Barbara Davey
RETOUR |
 |
VISIONS ARTISTIQUES |
|
Un après-midi, en
attendant que mon mari termine une réunion d'affaires, j'ai visité un
musée d'art. Je me faisais une joie d'admirer en toute tranquillité les
chefs-d'œuvre.
Devant moi, un jeune couple regardait les peintures tout en bavardant
sans arrêt. Je l'ai observé un moment, et j'ai compris que c'était elle
qui ne cessait de parler. J'ai admiré la patience de l'homme qui
supportait le jacassement constant de sa compagne. Dérangée par leur
bruit, j'ai poursuivi mon parcours.
Dans mes déplacements entre les diverses salles d'œuvres d'art, je les
ai rencontrés plusieurs fois. Chaque fois que j'entendais l'incessant
flot de paroles de la femme, je m'éloignais rapidement.
Pendant que j'attendais au comptoir de la boutique de cadeaux du musée
pour effectuer un achat, le couple s'est approché de la sortie. Avant de
partir, l'homme a cherché dans sa poche et en a retiré un objet blanc.
Il l'a étiré et l'objet s'est transformé en une longue canne, puis il
s'est dirigé jusqu'au vestiaire pour récupérer la veste de son épouse,
tout en frappant le sol de sa canne.
«
C'est un brave homme, m'a dit le commis
au comptoir. La plupart d'entre nous auraient abandonné s'ils étaient
devenus aveugles à un si jeune âge. Durant sa convalescence, il a fait
le vœu que sa vie ne changerait pas. Alors, comme par le passé, lui et
son épouse viennent dans ce musée à chaque nouvelle exposition
artistique.
»
«
Mais que peut-il retirer d'une
exposition d'œuvres d'art ? ai-je demandé. Il est incapable de voir.
»
«
Incapable de voir ! Vous vous
trompez. Il voit beaucoup. Plus que vous et moi, a répliqué le commis.
Son épouse lui décrit chaque peinture pour qu'il puisse la visualiser
dans sa tête.
»
Ce jour-là, j'ai beaucoup appris sur la patience, le courage et l'amour.
J'ai vu la patience d'une jeune épouse décrivant des peintures à une
personne aveugle, et le courage d'un mari qui ne permettait pas à la
cécité de changer sa vie. En observant ce couple s'éloigner bras dessus,
bras dessous, j'ai également vu deux êtres unis par amour.
Jeanne Knape
RETOUR
|
 |
LES DEUX FRÈRES |
|
Deux
frères travaillaient ensemble sur la ferme familiale. L'un était
marié et père d'une famille nombreuse. L'autre était
célibataire. A la fin de la journée, les deux frères
partageaient moitié-moitié les produits et bénéfices.
Un jour, celui qui était célibataire se dit:
"
Ce n'est pas juste de partager
moitié-moitié les produits et les bénéfices de la ferme. Je vis
seul et j'ai peu de besoin".
A partir de ce moment, chaque soir, il prenait un sac de
céréales dans son silo, traversait sans bruit le champ qui
séparait sa maison de celle de son frère, puis versait les
céréales dans le silo de son frère.
Entre-temps, celui qui était marié se dit:
"Ce n'est
pas juste de partager en part égales les produits et les
bénéfices. Après tout, je suis marié; j'ai une femme et des
enfants qui pourront prendre soin de moi plus tard. Mon frère,
lui, n'a personne, nul ne pourra s'occuper de son avenir."
A partir de ce moment, chaque soir, il prenait un sac de
céréales dans son silo et allait le verser dans le silo de son
frère célibataire.
Pendant des années, les deux frères ne comprirent pas comment il
se faisait que leur réserve de céréales ne s'épuisait jamais.
Puis, un soir sans lune, ils se heurtèrent tête première.
Lentement, ils comprirent enfin ce qui s'était passé. Ils
laissèrent tomber leurs sacs de céréales et s'embrassèrent.
Source inconnue
RETOUR |
 |
FIDÈLE À SON RÊVE |
|
J’ai un ami, Monty Roberts, qui possède
un ranch à San Ysidro. Il m’a permis d’organiser chez lui des
collectes de fonds au profit des programmes d’aide à la
jeunesse.
La dernière fois, il m’a présenté au
public de cette façon : «
Je veux que vous sachiez
pourquoi je laisse Jack utiliser ma maison. Mais d’abord il faut
que je vous raconte l’histoire d’un garçon dont le père était
entraineur itinérant, c’est-à-dire qu’il allait d’étable en
étable, d’hippodrome en hippodrome, de ferme en ferme et de
ranch en ranch pour entraîner les chevaux de courses. Le
résultat de tout ça c’est que les études de son fils étaient
toujours interrompues. Il en était à la dernière année du cours
de secondaire quand on lui demanda d’écrire un exposé sur ce
qu’il voulait faire de sa vie.»
« Le
même soir il écrivit sept pages de texte dans lesquelles il
expliquait que son but était de posséder un jour son propre
ranch de chevaux. Il y décrivait son rêve avec détails, même
qu’il dessina le plan d’un ranch de 200 acres, donnant la
position de tous les bâtiments, des étables et de la piste de
course. Puis il fit le plan détaillé d’une maison de 370 mètres
carrés qu’on bâtirait sur son ranch de 200 acres.»
« Il
avait mis tout son cœur dans ce travail et le lendemain il le
remit à son professeur. Deux jours plus tard, il reçut sa copie
corrigé. Sur la première page il y avait un grand F écrit à
l’encre rouge, et ces quelques mots :
“Venez me
voir après la classe.”
Le garçon qui rêvait alla trouver
son professeur après la classe et lui demanda :
“Pourquoi
est-ce que j’ai échoué ?”
Le professeur répondit :
“C’est un
rêve irréaliste pour un garçon comme toi. Tu n’as pas d’argent.
Tu viens d’une famille itinérante. Tu es sans ressources.
Posséder un ranch de chevaux est une entreprise onéreuse. Il
faut acheter la terre. Ensuite il faut beaucoup d’argent pour
acheter les premières bêtes du troupeau et plus tard les coûts
d’insémination sont exorbitants. Tu n’auras jamais les moyens.”
Le
professeur ajouta :
“ Si tu
réécris ce papier en te donnant un but plus réaliste, je vais
revoir ta note.”
»
«
Finalement, après une semaine de réflexion, le garçon remit le
même devoir, sans aucun changement.
“Vous
pouvez garder la note, dit-il au professeur, je vais garder mon
rêve.”
»
« Je
vous ai raconté cette histoire, dit Monty en se tournant vers le
groupe, parce que vous êtes tous réunis dans ma maison de 370
mètres carrés au milieu d’un ranch de 200 acres. J’ai fait
encadrer ce travail scolaire, Il est au-dessus du foyer. Mais le
plus beau de l’affaire c’est qu’il y a deux étés ce même
professeur a emmené 30 enfants sur mon ranch pour une semaine de
camping. Au moment de partir, il m’a dit :
“ Écoute
Monty, je peux te le dire à présent. Quand j’étais ton
professeur, j’étais une sorte de briseur de rêves. À l’époque,
j’ai brisé les rêves de plusieurs enfants. Heureusement, tu
avais assez de jugeote pour ne pas abandonner le tien.”
»
«
Ne laissez personne briser votre rêve. Écoutez votre cœur,
quoi qu’il arrive.
»
-Jack Canfield
RETOUR |
 |
REMÈDE CONTRE LE
STRESS |
|
Ne vous inquiétez donc pas pour le
lendemain : le lendemain s’inquiétera de lui-même.
À chaque jour suffit sa peine.
Matthieu 6 :34
Lors de ma première année d’université,
alors que je vivais toutes sortes d’incertitudes quant à mon
avenir scolaire et professionnel, j’eus la chance de rencontrer
le président émérite et doyen de mon établissement
d’enseignement. Ses apparitions publiques étaient rares. Assis
parmi un petit groupe d’étudiants nerveux, j’attendais
impatiemment l’arrivée de cet homme qui était réputé pour son
excellence et sa sagesse non seulement sur le campus, mais
partout au pays et à l’étranger.
Le Dr O.P. Kretzman arriva dans
un fauteuil roulant, l’air vieux, la vue défaillante. On aurait
pu entendre une mouche voler. Après avoir parlé de lui, trop
brièvement à mon avis, il nous demanda si nous avions des
questions à lui poser. Personne n’osait parler. Or, je savais
pertinemment que cette rencontre était une occasion à ne pas
rater; je pris donc mon courage à deux mains et décidai de
briser la glace en posant une question.
«
Quel conseil donneriez-vous aux étudiants de première
année, compte tenu de tous les choix et de toutes les
incertitudes devant lesquels nous nous trouvons?
»
Sa réponse fut simple et
éloquente.
«
Prenez une bouchée à la fois.
»
Rien de plus, rien de moins. Un
excellent remède contre le stress pour cette période de ma vie
et pour toutes les autres qui allaient venir.
Après vingt ans sur le marché du
travail, j’ai trouvé plusieurs autres remèdes qui combattent le
stress et qui contribuent au mieux-être.
Servez-vous!
1.
Changez vos priorités.
2
Prenez le temps de vous étirer.
3.
Arrêtez-vous un moment et observez.
4.
Révisez vos objectifs.
5.
Faites-vous donner un massage.
6. Partez
cinq minutes plus tôt.
7.
Allez voir une comédie au cinéma.
8. Lâchez
prise et laissez faire Dieu.
9. Utilisez des affirmations.
10.
Organisez votre espace.
11. Exprimez
vos sentiments. 12.
Humez le parfum des fleurs.
13.
Demandez la reconnaissance des autres.
14. Écoutez
votre intuition. 15.
Aidez quelqu’un.
16.
Massez-vous les mains et les pieds.
17.
Visualisez un dénouement positif.
18. Prenez
soin de votre santé.
19. Ne
jugez pas; bénissez.
20. Jardinez.
21.
Faites-vous un budget.
22. Manifestez de l’empathie plutôt
que des réactions
excessives. 23.
Trouvez-vous des moments de tranquillité et méditez.
24.
Servez-vous de la technologie; elle fait économiser du
temps. 25.
Utilisez un service de covoiturage et laissez-vous conduire.
26.
Réservez-vous du temps pour planifier.
27.
Appréciez ce que vous avez de précieux.
28. Prenez
des notes au lieu d’oublier.
29.
Simplifiez, simplifiez, simplifiez.
30.
Parlez-en avec vos collègues.
31. Cessez de
vous dénigrer. 32.
Réservez-vous du temps pour vous amuser.
33.
Changez votre environnement.
34. Suivez
votre rythme naturel.
35. Donnez libre cours à vos
talents.
36.
Exprimez-vous pleinement.
37.
Considérez les obstacles comme des occasions à saisir.
38.
Éliminez les « si … » de votre vocabulaire.
39. Clarifiez
ce qu’on attend de vous.
40. Demandez
conseil aux spécialistes.
41. Faites de
votre mieux puis laissez la vie faire le reste.
42.
Dieu choisit le moment et la manière; faites-lui confiance.
43.
Cultivez la patience.
44.
Respirez profondément.
45. Faites une promenade à pied.
46.
Terminez ce que vous commencez.
47.
Faites une sieste. 48.
Chantez. 49.
Prenez un bain chaud.
50. Confiez vos inquiétudes.
51.
Déléguez. 52.
Parlez avec vos parents.
53. Sachez
dire non. 54.
Modifiez vos dates limites.
55.
Suivez votre passion.
56.
Racontez une blague.
57. Confrontez vos peurs.
58.
Buvez beaucoup d’eau.
59. Bâtissez-vous un réseau de
soutien.
60.
Divisez vos gros projets en petits projets.
61. Demandez
conseil. 62.
Faites preuve d’indulgence envers vous-même.
63. Ne
soyez pas complice des autres.
64. Priez
pour que des portes s’ouvrent.
65. Dites la
vérité.
66.
Assurez-vous d’avoir un sommeil réparateur.
67. Pardonnez
et passez à autre chose.
68. Préparez
des repas à l’avance.
69.
Réparez ou alors remplacez par du neuf.
70. Soyez
prêt à attendre. 71.
N’essayez pas de toujours avoir
raison.
72.
Concentrez-vous sur le présent.
73. Prenez le
temps de dîner. 74.
Lisez un livre. 75.
Changez votre attitude.
76.
Riez quotidiennement.
77. Cultivez l’estime de soi.
78.
Prenez des suppléments vitaminiques.
79.
Éliminez les “je devrais” de votre vocabulaire.
80.
Évitez les excès. 81.
Planifiez des sorties spéciales.
82.
Sachez voir ce que cachent les illusions.
83. Relâchez
vos muscles. 84.
Ralentissez et prenez le temps de regarder.
85.
Prenez soin de vos amis.
86. Profitez
de la nature. 87.
Écoutez de la musique.
88.
Limitez la caféine et le sucre.
89.
Faites un jeûne ou une cure.
90. Soyez
spontané. 91.
Aimez votre compagnon ou compagne de vie.
92.
Allez prendre l’air.
93. Faites-vous dorloter.
94.
Faites du travail bénévole.
95.
Joignez-vous à un réseau d’entraide.
96.
Maintenez une bonne posture.
97. Respectez
vos limites. 98.
Faites de l’exercice régulièrement.
99.
Allez danser. 100.
Soupirez à l’occasion.
101. Adonnez-vous au yoga.
102.
Pleurez un bon coup.
103.
Trouvez-vous un passe-temps.
104. Limitez
vos heures de travail.
105. Faites des compromis et
coopérez.
106.
Ne remettez rien au lendemain.
107.
Débranchez votre téléphone ou votre télé.
108. Baissez
la barre.
109.
Notez vos pensées dans un journal.
110. Prenez
des vacances. 111.
Rangez votre bureau.
112.
Cultivez la flexibilité.
113.
Acceptez vos défauts.
114. Ne surchargez pas votre
agenda. 115.
Confiez vos secrets.
116.
Renforcez votre corps.
117.
Cultivez votre foi.
118. Ouvrez un compte d’épargne.
119.
Prenez un peu de soleil.
120. Aimez et
laissez-vous aimer.
121.
Tenez-vous-en aux faits.
122.
Travaillez en équipe.
123. Souriez et ouvrez votre cœur.
124.
Valorisez-vous. 125.
Rêvassez. 126.
N’oubliez pas que Dieu vous aime!
Tim Clauss
RETOUR |
 |
JE VEUX ÊTRE COMME JOE |
|
Si vous pensez que vous ne pouvez changer les choses,
arrêtez-vous et pensez-y bien.
-Paul J Meyer
Joe était un ivrogne qui
s’était miraculeusement converti lors d’une visite à la Old
Brewery Mission. Avant sa
conversion, Joe était considéré comme un cas désespéré, un vieil
alcoolique, sale et irrécupérable, condamné à une existence
triste et misérable. Puis, suite à sa conversion à une vie
nouvelle en compagnie de Dieu, tout avait changé. Joe était
devenu la personne la plus dévouée envers son prochain que l’on
ait vu à la mission.
Joe passait ses journées et ses nuits à la mission, à faire
toutes les tâches qu’on lui confiait. Il acceptait tout, même
les tâches les plus humbles. Aucune corvée n’était trop basse
pour lui, qu’il s’agisse de nettoyer les vomissures d’une
personne qui avait été gravement malade, ou de nettoyer les
toilettes après que des personnes peu soucieuses de la propreté
eurent sali les lieux. Joe acceptait les pires tâches avec le
sourire. Joe semblait toujours reconnaissant d’avoir la chance
d’aider. On pouvait toujours compter sur lui pour aider à
s’alimenter les hommes trop faibles qui erraient dans la mission
ou dehors dans la rue, ou pour dévêtir et mettre au lit ceux qui
étaient momentanément incapables de prendre soin d’eux-mêmes.
Puis, un soir, pendant que le directeur de la mission prodiguait
son message évangélique au groupe habituel d’hommes tristes et
abattus, l’un de ceux-ci se redressa, s’avança vers l’autel et
s’agenouilla pour prier et demander à Dieu de l’aider à changer.
Et cet alcoolique repentant ne cessait de répéter en criant :
«
Dieu, je veux
devenir comme Joe! Fais en sorte que je devienne comme Joe! Je
veux devenir comme Joe!
»
Avec beaucoup d’égards, le directeur de la mission se pencha
vers lui et lui dit :
«
Mon fils, je
pense que tu devrais plutôt prier et demander “Je veux devenir
comme Jésus…”
»
L’homme jeta un regard interrogateur au directeur de la mission
et lui demanda : «
Est-ce qu’il est
comme Joe? »
-Tony Campolo
RETOUR |
 |
LA ROBE DE LA
PRINCESSE |
|
Le téléphone a sonné un
samedi soir. C’était Kelly.
« Maman, où
étais-tu?
a-t-elle demandé.
"J’ai essayé de
te téléphoner d’un magasin parce que je veux que tu m’aides à me
décider. Oh, maman, j’ai trouvé la plus belle robe pour ma
soirée! Je me sens comme une princesse en la portant, mais elle
est vraiment chère. Que crois-tu que je devrais faire?
Devrais-je l’acheter?
»
Je n’ai pas hésité
un instant. «
Oui,
ai-je répondu,
achète la robe.
» Mais dans ces
quelques minutes au téléphone, je n’avais pas eu le temps ni
les mots pour expliquer pourquoi je croyais qu’elle devait avoir
la robe de « princesse » qu’elle avait trouvée. J’avais
tellement de raisons à donner à ma fille…
Pour avoir grandi
sans beaucoup de vêtements ou de vacances, parce qu’il n’y avait
jamais assez d’argent, sans se plaindre pour aucune de ces
choses — ce serait une des raisons.
Pour avoir étudié si
fort et avoir fait chaque devoir lui méritant des crédits
supplémentaires afin de pouvoir aller à l’université.
Pour toutes ces fois
où elle a passé le ballon de soccer, même si elle savait fort
bien qu’elle aurait pu facilement courir et marquer un but, mais
préférait être membre d’une équipe plutôt qu’une vedette.
Pour cette
détermination féroce quand elle s’est fait cogner le nez
violemment durant une partie et, malgré le sang coulant sur son
visage, elle continuait de crier:
« Ça va, coach!
Je ne saigne plus. Faites-moi jouer, coach!
»
Pour avoir abandonné
l’équipe de soccer universitaire parce qu’elle devait travailler
et ne pouvait pas (ni ne voulait) laisser ses notes en souffrir.
Pour avoir laissé
tomber le congé scolaire du printemps une certaine année et être
allée construire des maisons pour les pauvres à Tijuana, et être
rentrée à la maison, égratignée, pleine de bleus et malade, en
s’exclamant: «
Maman, c’était la chose
la plus merveilleuse que j’ai jamais faite dans ma vie!
»
Pour avoir décidé
que, même si elle subvenait à ses besoins financiers, elle
pouvait toujours trouver de l’argent pour parrainer un enfant du
Salvador qui a encore moins qu’elle.
Pour avoir décidé
que la foi est la chose la plus importante de toutes.
Pour m’avoir dit,
quand je souhaitais pouvoir lui donner davantage:
« Maman, je te
vois comme mon ange
», et m’avoir
rappelé que l’amour est inestimable.
Oh, oui, je crois
que cette fille qui est la mienne devrait avoir cette robe. Et
elle a raison de dire que personne ne remarquera que ses
souliers ne sont pas assortis (puisqu’il n’y a plus d’argent
pour de nouvelles chaussures). Je sais que les gens ne verront
que la joie qui brille dans ses grands yeux bruns, et ce sourire
radieux qui pourrait illuminer un ciel nocturne. Mais Kelly
avait tort sur un point. Je ne crois pas qu’elle aura l’air
d’une princesse dans sa robe: pour moi, ma fille chérie est une
reine.
Anne Goodrich
RETOUR |
|
|